Suivi de la grève
Révisé le 10 Juin 2003
Mai 2002
Déclenchement de la grève le 24 mai 14 h 45.
- Installation de la roulotte et de la ligne de piquetage.
- Le syndicat est saisi d’une injonction limitant le nombre de piqueteurs à 10. Nous avons donc ajusté l’horaire en conséquence.
Juin 2002
- Convocation par le syndicat national à une rencontre secteur panneaux qui se tiendra à Montréal le 20 juin 2002.
Objet : Faire le point sur la grève et mettre en place une formule pour une aide financière des autres usines de panneaux du Québec.
- Visite sur la ligne de piquetage des représentants des conseils du travail régionaux
Michel Routhier et Michel Potvin ainsi que le représentant régional Jean Marc Crevier.
Juillet 2002
- Recherche d’un soutien financier sous forme de prêt en attendant de l’aide d’autres sections locales.
- Suite à un appel téléphonique avec Jean Marc Crevier (FTQ), qui nous met en contact avec Alain Proulx (SNEA D’Arvida), pour discuter de nos besoins et d’appui financier possible.
- Suite à des discussions et l’évaluation de nos besoins le SNEA nous propose un prêt de 163,000.00 $ qui représente 16,300.00 $ par semaine pour une durée de 10 semaines qui nous permettront d’augmenter la prime de grève de 100.00 $ par semaine par membre.
- À la fin du mois, nous sommes invités à une assemblée spéciale du conseil élargi du SNEA d’Arvida. Il est proposé d’endosser un prêt de 163,000.00 $ sans intérêt qui fût accepté à l’unanimité.
- IL est également proposé que le SNEA d’Arvida prépare une proposition d’aide qui sera présentée au congrès de la FSSA qui se tiendra à Québec, à la fin septembre si le conflit n’est pas réglé.
- Nous avons également eu la chance de rencontrer sur la ligne de piquetage le syndicaliste M. Michel Chartrand. Ce fût une rencontre très appréciée par les grévistes.
Août 2002
Visite très appréciée du SNEA d’Alma sur notre ligne de piquetage, après discussion l’exécutif étudie une manière de nous venir en aide. Nous attendons de leurs nouvelles.
SEPTEMBRE 2002
Le 9 septembre, visite de M. Henri Massé président de la FTQ et des vice-présidents du SCEP M. Clément L’Heureux , M. Michel Ouimet et M. Joseph Gargiso qui viennent donner leurs appuis lors d’un dîner en compagnie de tous les grévistes à Chambord, c’est lors de cette journée que les premiers appuis financiers de différentes sections locales ont commencé à arriver.
- 10 septembre, rencontre à Montréal, avec l’exécutif de Maniwaki et M. Clément L’Heureux afin de faire le point de la négociation des 2 usines.
- 11 septembre, la FSSA nous invite à assister à leur congrès qui se tient à Québec où Évans a eu l’occasion de s’adresser aux membres. Lors de ce congrès, il fût voté que chaque section locale faisant parti de la FSSA se mobilise pour proposer une aide monétaire de 5.00 $ par semaine par membre pour nous venir en aide. Nous avons ressenti un grand geste de solidarité de la part des membres de la FSSA.
- Milieu septembre, première assemblée du conseil du travail du haut du lac. Évans a expliqué l’enjeu de notre conflit et tous ont été très sensible à notre cause, une demande de cotisation spéciale sera faite dans chaque section locale affiliée FTQ, afin de nous venir en aide. Certaines sections locales donnaient déjà des dons avant cette assemblée.
- Fin septembre, congrès national du SCEP tenu à Toronto. Dans son discours d’ouverture, le président, M. Brian Payne, souligne l’importance de notre conflit et, qu’il ne nous laisserait jamais tomber. Les primes de grève augmentèrent de 50.00 $ par semaine suivant ce discours qu’ Évans fît aux congressistes. Une levée de fond fût organisée par le secteur Québec où, plusieurs sections locales apportèrent des chèques pour nous appuyer dans notre conflit. Par la suite, plusieurs sections locales du Canada contribuèrent financièrement et moralement.
OCTOBRE 2002
- Les 8 et 9 octobre, assemblée générale spéciale du SNEA d’Arvida, à l’ordre du jour : cotisation spéciale de 5.00 $ par semaine sur bases volontaire pour venir en aide aux grévistes de Chambord. Adopté à l’unanimité.
Dans la même soirée, le SNEA d’Alma a tenu également une assemblée spéciale pour nous venir en aide. Il fût proposé et accepté à l’unanimité une aide de 5.00 $ par semaine, obligatoire, jusqu’à la fin du conflit.
- Le 10 octobre, conférence de presse sur la ligne de piquetage à Chambord. Divers représentants du SNEA d’Alma et d’Arvida, du syndicat de Vidéotron de Bécancour, et du syndicat des employés de Revenu Canada de Jonquière étaient présents pour confirmer leurs appuis.
- 18 octobre, nous sommes invités à assister à l’assemblée du syndicat des employés de l’usine de magnésium de Trois-Rivières. Évans explique le conflit aux gens présent à l’assemblée et suite à ce discours, une proposition d’aide volontaire est acceptée à l’unanimité.
- 21 octobre, assemblée du conseil du travail du Saguenay, secteur Lac-St-Jean. Présentation du conflit et une aide monétaire est remise directement sur place à Évans et des aides régulières sont prévues dans les semaines à venir.
NOVEMBRE 2002
- Assemblée du conseil du travail Mauricie Cœur du Québec, explication du conflit aux personnes présentes, tous trouvent anti-syndicaliste le comportement de Louisiana Pacific .
- Rencontre avec le syndicat d’Hydro Québec d’Alma, faisant parti du SCFP, ceux-ci se disent aussi très choqué du comportement de notre employeur, ils aident présentement les grévistes de Vidéotron, mais quand ce conflit sera réglé ils vont regarder la possibilité de nous appuyer.
- Rencontre avec le syndicat du personnel enseignant du CEGEP de Jonquière. Explication du conflit, qui en choquât plus d’un. Un chèque nous est remis sur place et une proposition d’aide sur base volontaire est adoptée.
DÉCEMBRE 2002
- Assemblée avec le syndicat des employés des installations portuaires de ville La Baie, une proposition est faite suite à l’explication du conflit . 5.00 $ par membres par semaine sur base volontaire. Adopté à l’unanimité.
- Rencontre à Jonquière au congrès de la fédération autonome du collégial. Un chèque nous est remis par ceux-ci, après explication de notre conflit.
- Rencontre du SCEP à Québec secteur papier, panneaux et scierie. Toutes les sections locales présentes se disent très concernés par notre conflit Une proposition est faite lors de cette rencontre, que toutes les sections locales faisant partie du secteur papier, vote une proposition d’aide permanente. Les sections locales secteur panneaux et scierie donnent déjà pour la plupart.
- Rencontre avec le conseil du travail du Montréal métropolitain. Évans leurs explique notre conflit. Tous sont conscients que notre conflit concerne l’ensemble des travailleurs du Québec. Un chèque nous est remis pour venir en aide aux grévistes.
Janvier 2003
- Rencontre avec le conseil du travail de Laurentide Lanaudière, explication de notre conflit.
- Rencontre avec le syndicat des machinistes du Québec à Montréal, explication de notre conflit. Un chèque nous est remis sur place et des appuis de plusieurs sections locales devraient suivre.
- Visite des enseignants de Jonquière sur notre ligne de piquetage, une conférence de presse fût convoquée au local syndical.
- Journée de karting à Chicoutimi, commandité par DÉFI KARTING
Février 2003
- Rencontre à Montréal avec L’Avocat Gaston Nadeau, concernant l’injonction d’outrage au tribunal.
- Rencontre SCEP secteur panneaux à Montréal, on fait le point sur notre conflit et la préparation des prochaines négociations, un sondage sera fait auprès des membres et il est proposé de ne pas commencer de nouvelles négociations dans notre secteur, tant que le conflit de Chambord ne sera pas réglé.
- Suite à des pressions médiatiques, nos ministres ont convoqué les deux parties à une rencontre de médiation. Les deux raisons invoquées étaient de faire rapport au ministre du Travail et de tenter de rapprocher les parties. Une rencontre a donc eu lieu le 25 février avec la partie syndicale en avant-midi et en après-midi avec l’employeur.
- Lors de cette rencontre, nous confirmons à M. Claude Beaulieu (conciliateur) que nos membres ne sont pas près de lâcher, dû aux grands gestes de solidarité manifestés par plusieurs membres d’autres syndicats qui croient en notre cause. Dans nos discussions, le conciliateur nous a fait part que l’employeur ne veut pas prendre de risque avec un régime à prestation déterminée, dû à l’incertitude à long terme sur les placements.
- Comme l’employeur ne nous a jamais écouté et, ni-même regardé notre dépôt sur le régime de retraite, nous avons expliqué au conciliateur que nous avions déjà eu recours à des actuaires pour examiner la question à fond. Nous voulions qu’il y ait le moins de risque possible pour l’employeur comme pour l’employé. De sorte que les actuaires consultés, nous ont soumis la possibilité de placer les fonds à taux fixe, au lieu de taux variables, en bourse. L’exécutif syndical espère maintenant que le conciliateur fasse part de ce projet (un régime à prestation déterminé sans risque) aux représentants de la partie patronale.
Mercredi le 26 février, suite à la rencontre avec l’employeur, le conciliateur nous fait part que l’employeur, regarde la possibilité de nous rencontrer pour explorer des variantes de notre régime de retraite
Le vendredi 7 mars, suite à une nouvelle rencontre entre le conciliateur, le p.d.g de Lousiana Pacific à Montréal et l’avocat de la compagnie, l’employeur commencerait à étudier la possibilité de conserver notre régime de retraite sans toutefois l’améliorer. Ils regardent plutôt dans le sens d’y joindre un reer collectif.
Nous sommes toujours en attente de développement, mais nous commençons enfin à voir la lumière au bout du tunnel
En résumé ,l’employeur donne des signes concrets à vouloir régler le conflit. Ces la première fois que l’employeur regarde la possibilité de conserver notre régime de retraite à prestation déterminée.
Mars 2003
- Conférence de presse au local syndical de Chambord, les représentants du Syndicat de la Fonction Publique du Québec, nous donnent un appui financier et moral.
- Rencontre entre les grévistes de Chambord et les représentants du SNEA d’Arvida, ceux-ci avaient invité tous les grévistes à un déjeuner à Chambord. Le déjeuner était suivi d’une réunion où plusieurs personnes étaient présentes donc M. Réjean Paradis SCEP, Jean-Marc Crevier FTQ, Alain Proulx et Réjean Blackburn FSSA et une partie de l’exécutif du SNEA d’Arvida. Lors de cette assemblée, les membres présents nous ont fait savoir qu’ils étaient prêts à continuer la grève, plus déterminés que jamais à aller jusqu’au bout.
Avril 2003
- Suite à une rencontre à Chicoutimi avec le Premier Ministre M. Bernard Landry , ou celui-ci affirmait que Louisiana Pacific était un virus dans l’industrie québécoise et que des agissements de la sorte étaient inacceptables.
- Quelques jours plus tard probablement suite à la pression politique, le Ministre du travail M. Rochon a nommé deux médiateurs spéciaux pour réunir les deux parties a la table de négociation pour essayer d’arriver a un règlement et ils avaient mandat de faire rapport au ministre au plus tard le 9 Avril .
- Le 4 Avril nous avons été convoqués à Québec pour une ronde de négociation prévue pour le 5 Avril, cette rencontre était la première depuis 10 mois de grève. Après plus de 3 jours de négociation avec l’employeur, nous avons finalement réglé le normatif et quelque close monétaires, mais lorsque nous avons entamé les premiers pourparlers sur les augmentations de salaire et le régime de retraite, nous, nous sommes rivés à un mur.
- La compagnie n’est pas prête a négocié, nous croyons que la négociation qui est commencée à St-Michel-des-Saints nous nuit pour finir de réglé notre conflit. Les négociations ont donc été rompues le 8 Avril a 21H30.
- Nous avons rencontré nos membres lors d’une assemblée spéciale le 17 Avril ou nous avons expliquer la négociation, les membres nous ont donné un appui et confiance dans la manière de réglé notre conflit.
Mai 2003
- Le 1 mai 2003, manifestation dans les rues de la municipalité à l’occasion de la fête des Travailleurs, plusieurs invités spéciaux dont M Brian Payne président du SCEP, M. Clément L’Heureux, M. Joseph Garguzo V.P Québec et plusieurs représentants des sections local SCEP qui nous aident dans notre conflit ainsi que des membres du SNEA d’Alma. Après la marche dans les rues de Chambord une conférence de presse a eu lieu à la salle communautaire.
- Les 12,13,14 Mai, ASQ (assemblé des sections locales du Québec) tenue a Québec. Lors de cette ASQ, nous avons rencontré les hauts dirigeants syndicaux et nous avons préparé une nouvelle proposition qui devait être remis aux conciliateurs, pour qu’ils ceux-ci la présente a la partie patronale. Ce dépôt était selon nous acceptable pour les deux parties.
- Le 15 Mai 2003, Rencontre panneaux a Québec.
Lors de cette rencontre, M Clément L’Heureux a expliqué au président des sections locales présentes, les grandes lignes de se qui devrait être notre règlement et tous sont d’accord que nous ne devrions allez plus bas que le dépôt qui sera présenté a Louisiana Pacific.
- Le 16 Mai 2003, Évans Simard président du 502Q rencontre M. Jacques Dalpé directeur des opérations chez Louisiana Pacific, pour discuté de la reprise des négociations, la réouverture de l’usine et s’entendre sur se qui pourrait être une entente de principe. Les deux parties sorte confiante de cette rencontre.
- Le 20 Mai 2003, Dépôt des offres à la partie patronale qui pourrait faire l’objet d’une entente de principe.
- Le 23 Mai 2003, Nous sommes convoqués à Québec pour une ronde de négociation, la compagnie nous fait une contre-proposition qu’il qualifient d’offre finale. Nous sommes très déçus des offres patronales, ces nettement un recule comparativement au dernier pourparler avec la compagnie. Nous les avisons que l’offre est insuffisante pour une entente de principe et que nous ne la recommanderons pas à nos membres. Nous rencontrons M. Jacques Dalpé pour l’avisé et que s’il veut une recommandation de la part de l’exécutif il doit réviser ses positions avant lundi le 2 Juin date de l’assemblée.
Juin 2003
- Le 1er Juin 2003, Louisiana Pacific nous confirme qu’ils maintiennent leurs positions et nous demande de présenter ses offres à nos membres qu’ils qualifient de suffisantes pour être acceptées par les membres du syndicat.
- Le 2 Juin 2003, Assemblée Spéciale a 15H00, 155 personnes étaient présentes sur une possibilité de 160. Après explications des offres, les membres se prononcent à 92.2 % contre l’acceptation des offres.
Résumé
Nous croyons que l’employeur a durci ses positions pour plusieurs raisons. Les pressions faites par Louisiana Pacific , de fermeture et de démantèlement de l’usine suivie par la coalition qui faisait pression auprès des travailleurs après plus d’un an de grève, L.P. croyait que les membres plieraient a leurs demandes. Ces une grave erreur que L.P. a fait en sous-estimant la volonté des travailleurs d’obtenir un règlement juste et équitable dans l’industrie du panneau.
Nous espérons que cela va leur servir de leçons et que nous aurons une entente de principe lors de la prochaine ronde de négociation.
L’Exécutif Syndical SCEP 502Q